| Aujourd'hui, la capoeira est
divisée en trois types : Capoeira Angola (tradition du
Mestre Pastinha), Capoeira Regional (tradition du Mestre
Bimba) et Capoeira pour les styles non traditionnels. Plusieurs
personnes pensent que la Capoeira Angola est une lutte africaine ou qu'elle ressemble à
quelques danses africaine. Quoi qu'il en soit, le terme Capoeira Angola n'est pas utilisé
afin de dénommer le pays d'origine (l'Angola est un pays d'afrique situé en afrique de
l'ouest), mais plutôt pour faire un hommage aux esclaves et descendants africains vivant
au Brésil. Les angolais, tout comme les brésiliens, furent colonisés par les portugais.
En fait, la dénomination Capoeira Angola n'existait pas avant la dénomination de
Capoeira Regional, puisqu'aucune distinction n'était alors nécéssaire, le jeu étant
simplement dénommé comme Capoeira ou "Vadiação".
Cette capoeira est aujourd'hui connue comme Capoeira Angola. Il s'agit d'un jeu original, traditionnel et pour
plusieurs capoeiristes, il s'agit de la capoeira-mère (Capoeira Mãe en
portugais).
La Capoeira Regional profita
de la politique pro-athlétique du gouvernement au pouvoir et sut s'insérer adéquatement
au contexte sportif alors prédominant. Elle fut nommée comme Capoeira Regional de la
Bahia par Mestre Bimba. C'est lui qui, le premier, introduisit dans la pratique de la
Capoeira des techniques d'enseignement, des séquences et des formes de mouvements
pré-déterminés.
La capoeira évolua...
Pour plusieurs personnes, elle s'améliora, pour d'autres
elle s'empira!
Le professeur de capoeira, Ajanã Nascimento, croit qu'elle
est rendue là où elle se doit d'être, réflétant toujours notre réalité, issue du
monde dans lequel nous vivons.
"Nous nous devons de jouer conformément aux règles
du jeu! Ne changent que ceux qui veulent changer!
Aujourd'hui, plusieurs maîtres de capoeira ont comme
principe d'enseigner la capoeira comme un tout. Il en résulte un capoeiriste sans
divisions, sans idées pré-concues, qui est capable de s'adapter aux façons de faire et
aux traditions de chaque endroits, malgré la possibilité de plusieurs contradictions, de
discours discordants ou d'étiquettes différentes sur la façon de jouer qui peuvent
alors en résulter. Elle est constamment en évolution, au travers du jeu de chaque
capoeiriste, qui s'adapte aux allées et venues de la vie. Ainsi la rigidité cède la
place à la créativité et au naturel des mouvements de chaque capoeiriste, sans qu'il
n'y ait perte de la philosophie du jogo". |